12 juin - Journée Mondiale contre le travail des Enfants.

Les enfants accueillis dans les Villages viennent de familles tellement pauvres que la plupart travaillaient pour manger et subvenir aux besoins de leurs proches.

Découvrez ici leur histoire et comment, en retournant à l’école dans les programmes des Sœurs de Marie, ils échappent au travail infantile.

D'après l'Organisation Internationale du Travail (OIT), près de 152 millions d'enfants dans le monde travaillent. Cela représente près de 10 % de tous les enfants sur Terre !

Le travail des enfants est défini comme une activité "qui prive les enfants de leur enfance, de leur potentiel et de leur dignité et qui nuit à leur développement physique et mental", d'après l'OIT. C'est un travail qui est dangereux et nocif pour l'enfant et/ou qui interfère avec sa scolarité : l'enfant doit quitter prématurément l'école ou manquer des journées de classes pour travailler.

Au Honduras, en mai 2020, Sœur Marie Christine nous rappelait qu'au moins 90 % des enfants du Village d’Amarateca travaillaient avant d'être accueillis dans le Village.

En effet, "rester à la charge" de ses parents même enfant n’est pas possible quand on est issu d’une famille pauvre. Arturo au Mexique, dès 7 ans, travaillait dans les plantations de cannes à sucre. Son père était contre l'idée qu'il étudie, car sa famille avait trop besoin du maigre salaire qu’il gagnait. Arturo a dû travailler, au prix de beaucoup de souffrances physiques avant finalement de rejoindre les Sœurs de Marie. Découvrez ici sa difficile enfance et son incroyable parcours.

Dans certains pays, les enfants les plus pauvres sont aussi la cible de groupes criminels. Au Mexique, par exemple, Soeur Irma nous a expliqué que les trafiquants de drogue recrutaient parmi les enfants pauvres : ils paient les enfants pour faire le guet ou pour qu'ils servent de porteurs. Les enfants abandonnent alors l'école et sombrent dans la délinquance, par nécessité.

Aux Philippines, des enfants, comme la petite Rose sur les photos, vivent à même la décharge et passent leur journée à récupérer des détritus, pour les réutiliser ou les vendre. Un travail harassant, dangereux pour la santé.

Dans d'autres familles extrêmement pauvres, les enfants parviennent à maintenir leur scolarité mais elle est entrecoupée de journées dédiées au travail. Par exemple, Thania devait vendre des tortillas préparées par sa grand-mère sur la place de l'église. Ilson et Kilber, à seulement 12 et 11 ans, travaillaient dans les plantations de café au Honduras. Pas le choix... : leur grand-mère de 70 ans, qui les élevait seule, ne pouvait pas subvenir à leurs besoins de base, comme manger.

Dans cette vidéo, Ilson et Kilber racontent leur quotidien et leur travail dans les plantations avant d'être accueillis dans le Village des Sœurs de Marie à Amarateca.

Le travail a donc été une vraie réalité pour la plupart des enfants pris en charge dans les Villages. Cela a affecté leur santé, leur scolarité... et les a privés d’enfance. Mais quel autre choix avaient-ils ? Quand la pauvreté est si extrême, chaque centime compte...

En rejoignant les programmes mis en œuvre par les Sœurs de Marie dans six pays du monde (Philippines, Mexique, Guatemala, Brésil, Honduras et Tanzanie), des milliers d'enfants pauvres échappent au travail infantile. Hébergés à l'année, nourris de manière équilibrée chaque jour, ils bénéficient d’une scolarité de qualité qui leur permettra d’échapper à une vie de pauvreté. Entièrement gratuits pour les familles car financés par la générosité des donateurs, les programmes des Soeurs de Marie permettent aux enfants d'aller à l'école, de se concentrer sur leurs études, de s'épanouir et de grandir en bonne santé... Une fois diplômés, un emploi de qualité obtenu, ils peuvent aider à leur tour leur famille.

Comme Arturo, qui après une scolarité dans le Village de Guadalajara au Mexique est devenu auditeur financier dans une grande entreprise. Aujourd'hui, il soutient financièrement ses parents et a permis à ses frères et sœurs d'aller à l'école !

En aidant un enfant à échapper à la pauvreté, au travail infantile, c’est toute une communauté qui est impactée. Un effet démultiplicateur, un pas vers un monde meilleur.